L'économie circulaire : un concept relativement simple, mais très complexe quant à son application dans le monde réel. Les experts de Solvay seront au sommet mondial de la mobilité durable Movin’ On, afin de partager et de débattre sur le développement de l'économie circulaire à partir d'un exemple simple : les services partagés de vélos électriques dans les villes.

Commençons par les bases. L'économie circulaire est plus qu'un mot à la mode. C'est une toute nouvelle façon de considérer la croissance commerciale en la déconnectant de l'utilisation des ressources limitées de notre planète. De ce fait, elle affecte tous les aspects de nos économies. Sa mise en œuvre n'est donc pas une mince affaire, « en particulier pour une société comme Solvay qui se situe tout en haut de la chaîne de valeur et dispose d'une large gamme de produits et de marchés très différents», explique Dominique Debecker, Directeur adjoint en charge du développement durable de Solvay. « Nous devons réfléchir à ces sujets de manière collective, en collaborant avec nos clients. »

 

Changer nos habitudes de manière positive

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Et c'est là toute l'idée d'un événement comme Movin' On, le sommet mondial de la mobilité durable, qui aura lieu à Montréal à la fin du mois de mai. « Nous voulions rencontrer nos partenaires et les acteurs de la mobilité afin de parler de l'économie circulaire et de tous les changements qu'elle implique, sans débattre d'un produit et de ses spécificités», explique Dominique Debecker. « C'est pourquoi nous avons choisi l’exemple simple d'un objet du quotidien avec lequel tout le monde peut s'identifier : les vélos électriques. »

Bruno Jestin, Directeur de la zone Europe de l'unité Silica Global Business Unit de Solvay, utilisera cet exemple pour animer une séance de travail de Movin' On sur les complexités de l'économie circulaire du point de vue des parties prenantes. « Nous l'avons conçu comme un exercice concret», déclare-t-il, « où des groupes de participants jouent le rôle de fabricants de vélos électriques, de services de location, de municipalités et de sociétés de gestion des déchets pour comprendre les modèles d'affaires et les synergies pour chaque type d'acteur ».

 

Un travail de démystification

La crédibilité de Solvay sur ces questions (dans le segment de la mobilité et au-delà) est largement reconnue, en grande partie grâce à la classification SPM (Sustainable Portfolio Management) du groupe et à ses efforts pour réorienter ses activités vers des produits et solutions durables – d'où la proposition de diriger cette session. « Solvay adopte une politique de développement durable depuis plus de dix ans, plus que la plupart de nos concurrents », rappelle Dominique. « Nous avons identifié l'économie circulaire comme un vecteur de transformation véritable : nous ne pouvons pas nous contenter de faire un peu mieux, nous devons changer complètement nos habitudes. » Rien que pour respecter l'accord de Paris de 2015, il est nécessaire de trouver de nouvelles pratiques commerciales entre les industries, qui consommeront dix fois moins de ressources que les modèles traditionnels. L'économie circulaire consiste à trouver de tels modèles.

À Movin' On, comme partout ailleurs, « l'objectif est de démystifier l'économie circulaire comme une tendance de marché qui nous oblige à changer, mais aussi comme une opportunité à saisir », explique Bruno Jestin. « Plus vite on le comprendra, mieux ce sera. » Et cela ne pourra pas se faire de manière isolée, entreprise par entreprise. « Nous devons trouver des partenariats pour développer de nouvelles technologies ainsi que de nouvelles mentalités», explique Dominique, « c'est pourquoi nous avons commencé à travailler avec la fondation Ellen MacArthur, par exemple. Il n’y a pas de solution toute faite : nous devons rester humbles dans notre approche et intégrer de nombreux facteurs différents, y compris la dimension sociale, et prendre en compte l'ensemble de la chaîne de production.»

 

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Nouvelles tendances et opportunités

En matière de durabilité, le parcours personnel de Bruno Jestin illustre de manière éloquente cette approche humble, pragmatique et holistique. « L’économie circulaire offre de nouvelles opportunités à notre entreprise Silica. Dans le domaine de la mobilité, de nouvelles tendances du marché émergent rapidement, qui découlent clairement du concept d'économie circulaire. Par exemple, les jeunes générations ne sont plus intéressées par l'achat de leur propre voiture, et les municipalités travaillent sur des flottes de voitures électriques autonomes partagées, poussant au développement de véhicules sans entretien et de longue durée. En ce sens, la silice joue un rôle essentiel : en plus de réduire l'adhérence des pneus, ce qui entraîne une réduction de la consommation de carburant, elle améliore la performance des pneus à long terme, y compris en ce qui concerne l'usure. Nous travaillons aussi à mieux recycler les pneus. Nous devons être à l'avant-garde de ces questions, afin de saisir de nouvelles opportunités à travers de nouveaux modèles commerciaux. »

Enfin et surtout, des études montrent (notamment les recherches de Solvay sur ses propres produits et marchés) que les solutions durables connaissent une croissance plus élevée que les solutions neutres, tandis que les solutions non durables ont tendance à connaître une croissance négative. Comme Bruno a l'intention de le démontrer à Movin' On, « Agir pour le bien de la planète, c'est agir pour le bien des affaires. »