Avec ses matériaux composites, Solvay permet aux industries automobile et aéronautique de répondre aux enjeux du développement durable. Mais il reste encore quelques obstacles à surmonter. S’assurer par exemple que les robots puissent manipuler des matériaux composites collants. Un vrai travail d’équipe...

Dans les industries automobile et aéronautique, les clients finaux ont de nos jours des attentes croissantes en termes de durabilité. L’un des moyens les plus efficaces pour réduire la consommation d’énergie des automobiles et des avions consiste à les alléger, en utilisant notamment des matériaux composites tels que la fibre de carbone. Mais les procédés de fabrication utilisant des composites présentent certaines difficultés : cette matière première étant plus chère que le métal, l’accent doit être mis sur le coût total de possession, en étudiant comment fabriquer de plus grosses quantités de pièces en moins de temps. Ce qui implique l’utilisation de robots.

De son côté, Solvay doit relever un défi : adapter les composites qu’il fabrique afin qu’ils puissent être utilisés par les robots. Les matériaux composites actuels sont en effet trop collants pour être manipulés par les robots, qui parviennent à soulever les pièces mais pas à les placer correctement. Solvay a investi dans le développement de produits sur mesure, mais comme dans de nombreuses autres situations, la véritable solution réside dans la collaboration. Avec le concours des industries automobile/aéronautique et des fabricants de robots, Solvay entend créer un nouvel écosystème, à un moment où l’industrie prend un tournant décisif. “Nous collaborons étroitement avec nos principaux clients afin de comprendre leurs besoins et contraintes, explique Rob Blackburn, Application Engineering Director chez Solvay Composite Materials. Nous sommes parfaitement conscients qu’une approche collaborative est indispensable à l’industrialisation des matériaux composites à grande échelle.”

 

Un grand bond en avant

Pour l’heure, l’utilisation de ces matériaux est déjà répandue, et chacun sait notamment qu’ils occupent une place croissante dans la fabrication des avions. La question n’est donc pas de créer un nouveau marché ni de convaincre les acteurs de changer de méthode, mais bel et bien de gérer le passage à une utilisation massive. “Le cap qui reste à franchir est celui de l’industrialisation à grande échelle, souligne Rob Blackburn. Cela n’est pas une tâche facile, et si l’industrie ne parvient pas à s’adapter, ce sera un échec.”

Au problème d’adhérence s’ajoute le fait que les composites sont un matériau souple, fragile et facilement déformable, qui s’accommode mal de la rigidité et des mouvements rapides des robots. “Cette interaction entre le matériau et la machine revêt une importance critique pour un passage réussi à l’industrialisation”, et la “connaissance approfondie de Solvay dans les interactions matériau-procédé” est essentielle pour trouver des solutions en faveur de l’écomobilité. Les enjeux sont élevés et “Solvay jouera un rôle moteur dans la durabilité de l’industrie.”

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